FFP, ou Société Foncière Financière et de Participations, est à "vendre" pour le Journal des Finances (JDF, appartenant au groupe Dassault), à cause de la taille de sa participation dans Peugeot, qui n'a pas rassuré le marché avec sa dernière publication!

Sans rire, c'est justement le véhicule d'investissement de la famille fondatrice!

Mais quand on se penche sur cette holding, on constate que la famille Peugeot a prix soin de se diversifier au moyen de multiples participations dans des sociétés de taille moyenne et d'apparence solide, sans rapport avec l'automobile. Certaines sont cotées, comme SEB ou Zodiac. D'autres non, ou d'autres encore consistent en des parts dans des fonds d'investissements ciblés, comme l'un d'eux, initié par Artémis, la holding de Pinault, sur le Vietnam par exemple.

Le dernier rapport semestriel faisait état d'une valeur brute totale de ces activités diversifiées atteignant presque le milliard d'euros.

Aujourd'hui, du fait peut-être de conseils èclairés comme celui du JDF, la capitalisation de FFP tourne autour de 700M€, c'est-à-dire que le marché considère que ses 30% de Peugeot ne valent rien.

Ce genre d'exemple abonde en ce moment sur les marchés financiers. Certains sont certes justifiés, d'autres paraissent exagérés. Les "insiders" que sont les gérants de holding ont vite fait d'en profiter, quand ils ne sont pas trop lourdement endettés.

FFP a par exemple racheté ces derniers mois quasiment 1% de son capital. Un placement sûr?